Cet article a été réalisé dans le cadre de la formation “Devenir Rédacteur Web” d’Inès Sivignon.
5 bonnes raisons d’aller travailler à vélo
Vous manquez de motivation pour aller travailler à vélo ? Entre la météo ou l’effort physique demandé, tout travailleur français hésiterait à se lancer. Pourtant, rouler en ville offre de nombreux bénéfices. Il serait dommage de vous en priver ! Sautez le pas en découvrant cinq avantages à aller travailler à vélo. Prêts ? En selle !
Filez aussi vite que le vent !
D’après l’ADEME (l’Agence de la transition écologique), le vélo serait plus rapide que la voiture dans certaines situations. Pour les trajets en ville, compris entre 1 et 5 km, un cycliste se déplacerait à 15 km/h, contre 14 km/h pour un automobiliste. D’un côté, les conducteurs rencontrent des embouteillages et des difficultés à trouver des places de stationnement. De l’autre, les adeptes des transports en commun se confrontent aux grèves ou aux travaux sur les lignes. Avec votre vélo, vous restez rapide et flexible sur les pistes cyclables. Voilà une chance d’arriver le premier sur votre lieu de travail !
Pour garer votre bicyclette facilement, choisissez un parking, un abri à deux-roues ou un trottoir dans la rue. Pour éviter toute mésaventure, utilisez un antivol solide, si possible avec alarme ou traceur GPS. Pour les vélos en libre-service, rien de plus simple ! Laissez votre bolide à une borne au coin de la rue. Oui, c’est dur, mais vous vous en remettrez…
Faites des économies
Pour commencer, empruntez un vélo en libre-service (ou VLS). Dans la plupart des villes, l’utilisation du vélo pendant les trente premières minutes reste gratuite. Puis les trente minutes suivantes coûtent entre 50 centimes et 1 €. Ensuite, le tarif augmente toutes les demi-heures ou toutes les heures. C’est pourquoi un abonnement annuel peut se révéler avantageux pour un trajet quotidien (entre 5 et 29 € par an selon les métropoles).
Vous pouvez aussi récupérer le vélo d’un ami ou acheter une bicyclette d’occasion. Comptez entre 100 et 500 € pour un vélo de ville standard et entre 70 et 300 € pour un vélo pliant.
Enfin, sachez qu’il existe des aides financières pour la prise en charge des frais occasionnés. Sous certaines conditions, l'État peut vous accorder jusqu'à 2 000 € pour l’achat d’un VAE (vélo à assistance électrique). Votre employeur peut également indemniser vos frais de trajets domicile-travail à vélo. Cette aide, nouvellement appelée “Forfait Mobilité Durable” en 2020, s’élève jusqu’à 500 € par an.
Cerise sur le guidon ! Faire réviser votre vélo coûte moins cher que de s’occuper d’une voiture. Quant aux frais de carburant, inexistants !
Pédalez pour votre santé
Vos cuisses brûlent les premiers jours ? Continuez de pédaler ! D’après les recommandations de l’OMS en 2022, le vélo possède quantité de bénéfices pour la santé. Ainsi, pratiquer une activité physique régulière :
lutte contre la sédentarité ;
améliore le sommeil et l’endurance ;
réduit les risques de diabète et de maladies cardiovasculaires ;
renforce la santé osseuse, musculaire et cognitive.
Votre condition physique vous empêche de fournir un tel effort ? Roulez avec un vélo électrique ! Vous vous entraînerez pour le Tour de France pendant les week-ends…
Aller travailler à vélo au milieu de la pollution urbaine peut sembler rédhibitoire. En réalité, les gaz et particules fines s’accumulent dans l’habitacle des voitures et les rames de métro (Le Breton D. En roue libre, 2020). De ce fait, rouler à l’air libre sur les pistes cyclables préserve vos poumons davantage que ceux des automobilistes.
Prenez soin de la planète
L’usage du vélo amoindrit votre bilan CO2. Vous rejetez seulement : l’air de vos poumons, des gouttes de sueur et peut-être quelques jurons dans les côtes.
La fabrication de votre deux-roues entraîne des émissions de CO2, comme tout processus de production. Mais toujours moins que lors de la fabrication d’un bus ou d’une voiture. En 2021, le fabricant de vélos américain Trek a partagé son empreinte carbone dans la production des vélos :
116 kg de CO2 pour un vélo ordinaire type familial
229 kg de CO2 pour un vélo électrique
Contre :
5 500 kg de CO2 pour une berline
8 500 kg de CO2 pour une berline électrique
Les vélos électriques restent gourmands en CO2 à cause de leur batterie en lithium. En effet, l’extraction de ce minerai demande beaucoup d’eau et les batteries sont peu recyclées. Pas top pour la planète… Prendre un vélo mécanique peut diminuer ces émissions si votre condition physique vous le permet.
Bref, vous l’avez compris, aller travailler à vélo respecte l’environnement. Pour une démarche encore plus écolo, achetez un vélo d’occasion ou empruntez le deux-roues d’un ami !
Évadez-vous, seul ou accompagné !
Toujours hésitant à aller au boulot à bicyclette ? Nous vous partageons un dernier avantage pour rendre le vélo essentiel à votre trajet domicile-travail !
La pratique du vélo recycle vos pensées et clarifie votre esprit. Les endorphines libérées par votre cerveau pendant l’effort physique réduisent votre stress et améliorent votre humeur. Ainsi, dites adieu à l’anxiété et l’agacement quotidiens après une journée de travail !
Sur le trajet du retour, profitez de ce moment en tête-à-tête avec votre bicyclette. Prenez votre temps pour admirer l’architecture typique de votre ville par exemple. La distance domicile-travail vous semblera moins longue et l’itinéraire plus attrayant !
Connaissez-vous le covélotaf ?
Pour aller travailler à vélo, rien de mieux que le “covélotaf” ! Créez ou renforcez vos liens avec d’autres cyclistes, votre voisine ou encore Michel de la compta’. Faire du vélo à plusieurs vous permet de vous familiariser avec votre itinéraire en partageant vos trajets quotidiens.
Conclusion : aller travailler à vélo
En définitive, le vélo apparaît comme LE moyen de transport à adopter pour vos déplacements sur votre lieu de travail ! Avec votre bicyclette, vous êtes rapide, économique, écologique, en bonne santé et détendu.
Vous possédez maintenant toutes les clés pour aller travailler à vélo et convaincre vos collègues de vous rejoindre ! 😉
Chloé Hervelin
Source :
Le Breton D. 2020, En roue libre. Une anthropologie sentimentale du vélo, Éditions Terre Urbaine, Collection L’Esprit des Villes, 216 pages.